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Le management impossible ?

Pourquoi le management paraît-il parfois si « impossible », comme on le dit de certains enfants ? Cela signifie-t-il qu’on ne manage plus ? Certainement pas : mais cela veut dire peut-être que les méthodes de management montrent leurs limites, qu’elles ne réussissent qu’imparfaitement à prévoir, cerner et encore moins à « maîtriser » les situations d’encadrement. Et cela signifie aussi qu’il peut éventuellement s’y « faire » ?

Freud affirme qu’il y a trois métiers impossibles : éduquer, psychanalyser et gouverner. L’encadrement est une vvariante de ce dernier. Non pas qu’on n’éduque pas, qu’on ne pratique pas la psychanalyse ou qu’on ne gouverne pas ou qu’on n’encadre pas, mais les effets produits ne sont jamais ceux qu’on avait voulus, prévus, escomptés. S’il y a dans le travail artisanal la possibilité de faire de la « belle ouvrage » et d’atteindre la perfection, il n’en est rien en matière d’encadrement. L’ouvrage n’est jamais achevé, il laisse toujours à désirer, on se dit très souvent qu’on aurait pu faire autrement, et qu’on a commis des erreurs. C’est encore une raison pour laquelle l’idéal de maîtrise proposé par le management est dans cette activité si mortifère, car ceux des managers qui s’y essayent, ne peuvent se trouver que « mal », jamais vraiment à la hauteur.

Il y a encore un autre sens à cet « impossible ». Un enfant « impossible » est un enfant qu’on ne réussit pas à éduquer, qui fait sans arrêt des « bêtises », qu’on ne réussit pas à encadrer en somme. A la place des enfants, on peut mettre les subordonnés, comme on le fait souvent imprudemment. Mais l’enfant en question est aussi l’activité d’encadrement elle-même, qui pose des exigences que nul encadrant ne peut vraiment tenir. Encadrer, métier impossible ? A l’impossible, nul n’est tenu. Si on continue donc à encadrer, c’est parce que, loin des illusions managériales, la plupart des encadrants se sont faits voire résignés à l’idée que cela ne se passe jamais exactement comme prévu. Car « si on ne peut pas y aller en marchant, on ira en boitant » (Freud).

Mais « boîter n’est pas pécher » (L. Isra

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